C'est en vallée du Loir (oui, oui, DU Loir !) que j'organise les retrouvailles. Un jardin classé "Jardin Remarquable", un restaurant aux saveurs d'automne piqué d'une pointe d'exotisme venu d'ailleurs, et un road trip sur les petites routes bucoliques de cette charmante vallée pour aller à la rencontre d'un poète romantique, Pierre de Ronsard...

Alors Cécile... que penses-tu de ma bulle d'oxygène en Loir-et-Cher ?

Le jardin du Plessis Sasnières : du restaurant aux allées parfumées, un vrai moment de sérénité gourmande !

L’accueil est ici doux et prévenant. Lucie, large sourire, nous invite à « chausser les mules de jardin car l’herbe est mouillée ». Il faut dire que sous le soleil d'automne et l'idée de nous offrir une bonne table au jardin, on a oublié la pluie des derniers jours et n'avons pas chaussé les bons souliers ! Aucun souci toutefois puisque la boutique offre de quoi profiter d'une balade digestive tout en confort...

Un petit portillon en bois patiné de bleu s'ouvre à nous sur le chemin qui nous mène jusqu'au restaurant. Le cadre, sublimé par le soleil automnal sur les épaules, est simplement magnifique. Le restaurant quant à lui se cache derrière les murs épais d'une bâtisse romantique. La quiétude de l'endroit taquine notre curiosité et notre gourmandise...

Le charme du restaurant Le Plessis

Règle n°1 de nos retrouvailles : se faire plaisir dans un cadre enchanteur, vue sur le jardin. Nous voici installées à une table pleine de charme, devant l'immense porte de grange ouverte d'une multitude de larges fenêtres pour profiter de la beauté du jardin.

Notre serveur, avenant, plein d'humour et fier des produits qu'il nous propose de savourer, prend la commande et nous offre quelques délicieux amuse-bouches maison que nous dégustons en nous racontant nos vies... Vivement la suite !

De la table à la balade, on prend le temps de replonger dans nos souvenirs, dans nos escapades d'antan qui n'ont finalement rien à envier à notre escapade du jour. Au Plessis Sasnières, le temps se suspend pour nous offrir une parenthèse aussi charmante qu'inattendue !

Destination poésie et romantisme à la Maison natale de Pierre de Ronsard... 

Je savais que Cécile, tout comme moi, apprécierait l'esprit du Manoir de la Possonière. Ici est né le poète qui a séduit la jeune Cassandre, à qui il dédia ces vers connus de tous "Mignonne allons voir si la rose ce matin est éclose"... On s'est d'ailleurs amusé à rechercher tout le poème (oui ! comme vous sans doute, on ne connaissait que ces deux premiers vers !). 

On visite

Et cette balade à la Maison natale de Pierre de Ronsard, le Manoir de la Possonnière, a été pour nous deux une très belle découverte. L'idéal est de vraiment prendre le temps de ressentir l'histoire de chaque pièce, à commencer par les caves qui longe le premier jardin. On peut imaginer ici les réserves, mais aussi les fours à pains en chauffe pour agrémenter chaque jour les tables de repas. En fermant les yeux, peut-être verrez-vous le jeune Ronsard puiser dans sa tendre enfance ici les émotions simples d'un pain craquant, sortant du four, du plaisir parcourant ses papilles et du plaisir de savourer ces instants en admirant les jardins à l'arrière de la demeure... 

Manoir de la Possonnière ©Cyril Chigot - Conseil départemental 41

Un Manoir à la fois simple et coquet

A l'intérieur du Manoir, où l'on entre par un étroit escalier de pierre blanche, chaque pièce invite à remonter le temps au fil de l'histoire de ce poète romantique. Il aurait pu entrer dans les ordres, mais les charmes de la Cour auront sans doute eu raison d'une foi qu'il lui fallait alors encore faire grandir. 

Ce qui nous a le plus impressionnées, ce sont les larges fenêtres ouvertes sur les nouveaux jardins, qui semblaient nous appeler pour une promenade paisible... 

Savourer le temps d'une lecture sur les bancs des jardins de la Possonnière

Il nous a semblé, à Cécile comme à moi, que ces jardins en construction, poétiquement organisés pour créer un écrin de verdure autour de la bâtisse, étaient une invitation à la contemplation, à l'écoute des gouttes d'eau qui s'écoulent le long des plantations, à la recherche d'un secret qui serait chuchoté par les carrés de culture. Alors que je me lançais dans la lecture de l'histoire des lieux, comme pour me remémorer déjà notre passage dans les pièces du Manoir, Cécile ne put s'empêcher de sortir son appareil photo. 

Et voilà comme cette belle journée s'est déroulée, de jardin en jardin, de gourmandise en poésie, du jardin du Plessis Sasnières à la Maison natale de Pierre de Ronsard. Cécile et moi nous sommes retrouvées, non seulement au cours de nos visites, mais aussi sur les petites routes de campagne qui nous ont menées d'un endroit à l'autre. 

L'auteur : Patricia Charreire

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