24 heures pour vivre intensément

“Nous”, c’est notre petit groupe d’amis. Nous sommes 6, (presque) tous de Loir-et-Cher, mais éparpillés en France pour le travail. Quand on a envie de se revoir, c’est souvent dans notre région natale qu’on se retrouve. Ici, on ressent nos racines, la terre et l’eau, la douceur des paysages et la tranquillité apparente d’une nature sauvage que l’on aime observer.

Juste après cette drôle de période du confinement, on a besoin de renouer les liens, mais clairement pas envie d’un city break ! L’idée du week-end ? Une descente du Cher en canoë. Départ à 13h, bivouac sur une jolie berge ou sur une petite île, réveil sous la brume et on pagaie jusqu’au pique-nique.

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Adaptez la balade à vos envies… 

Une journée vous suffirait ? Pas de problème ! une descente de Cher est très agréable aussi avec juste une pause pique-nique ! Vous pouvez louer vos canoës à plusieurs endroits et profiter d’une journée hors du temps…

En mode micro-aventure canoë en val de Cher

Mais pour nous ce jour-là, ce sont des retrouvailles très attendues, et franchement bien organisées ! Notre point de départ : Seigy. Arrivée le lendemain : Chenonceau. Côté logistique, on a de la chance : c’est le père d’Alex qui nous dépose et qui viendra nous récupérer avec les canoës. Naturellement, les clubs de canoë-kayak peuvent vous proposer ce service !

On arrive tous avec nos bidons prêts à partir. À l’intérieur : de quoi faire du feu et une auberge espagnole pour le dîner, duvets (la météo du soir nous permettant de nous passer de tente !), vêtements secs, anti-moustiques, crème solaire, jumelles… On range les chaussures et on passe les chaussons d’eau pour être à l’aise, et on embarque.

Balade en canoë kayak sur le Cher entre amis ©Expérience canoë kayak ©JF Souchard

On se ressources à bord de nos canoës sur le Cher

Une fois sur l’eau, c’est comme si on avait claqué des doigts pour nous télétransporter dans un autre monde ! L’animation de la base nautique de Seigy, où on a prit le temps de déjeuner et de faire des réserves d’eau semble déjà loin. Encore quelques bruits de voitures qui laissent très vite place aux chants d’oiseaux et au clapotis de l’eau sur les coques de nos embarcations.

On rit, on se raconte nos vies, on parle des enfants et mine de rien, on avance bien. La première petite ville sur notre trajet est Saint-Aignan. Depuis le Cher, le château et la collégiale semblent immense. En ce début d’après-midi estival, les enfants qui jouent sur la plage nous envoient de grands coucous. 

Et la balade reprend son cours sur un Cher assez large pour la saison. Le niveau d’eau dépend bien sûr des années et c’est pour le moment un plaisir de voir défiler le paysage, particulièrement forestier sur cette partie du parcours. Nos canoës semblent glisser sans nous demander trop d’efforts.

Maison éclusière de Bray ©Maison éclusière de Bray

Les Maisons Éculisières : passage à pied

On arrive rapidement à la Maison Éclusière de Bray. Il va nous falloir descendre et passer l’écluse à pied, en portant nos embarcations.

Notre débarquement est assez bruyant pour faire sortir le propriétaire de la Maison éclusière qui nous observe un brin moqueur ! Il a l’habitude de voir descendre les promeneurs du Cher devant chez lui. On discute un petit peu de notre périple et il nous donne quelques conseils pour la suite. Avant de nous relancer, une pause s’impose, et une fois l’écluse passée et les canoës posés de l’autre côté, on sort les bidons d’eau et les pains au chocolats ! 

Petit point de situation : on a fait à peu près 5,5 km en un peu plus d’une heure. C’est une bonne moyenne… mais ce n’est que le début ! Il nous reste encore une quinzaine de kilomètres à faire avant le bivouac.

En canoë sur le Cher : la liberté retrouvée

Le ventre rempli et les gosiers abreuvés, la petite troupe repart. On sait que nous aurons encore à passer l’écluse de la Maison Éclusière de Talufiau, alors on s’active un peu. La forêt laisse peu à peu la place aux domaines viticoles, la route est un peu plus présente et on croise à l’occasion un cycliste ou une petite famille qui se promène le long du Cher. On a vraiment de la chance !

On se repasse un peu de crème solaire en arrivant au pied du village de Thésée. Il faudra vraiment qu’on visite les Ruines Gallo-Romaines un de ces jours, depuis le temps qu’on parle ! Mais pour l’heure, on poursuit jusqu’à la Maison éclusière des Mazelles, où on doit une nouvelle fois passer l’écluse à pied. Il faut reconnaître que ces passages sont un peu sportifs, mais on connaissait le parcours et vraiment, il en vaut la peine !

Cette partie du parcours est la plus longue. On pagaie pendant près de 3 heures (avec les descentes pour passer les écluses), et voici 11 km de plus de parcourus. Cette fois, on fait une vraie pause dans le village de Bourré. On débarque nos canoës au pied du village. D’eux d’entre nous restent avec les affaires et prennent un bain de soleil pendant que les quatre autres partent se détendre les pattes dans ce joli village troglodytique. Et sans trop de surprises, voici les quatre compères qui reviennent avec leurs trouvailles : du rosé du Domaine des Tabourelles (ou Troglo Degusto, où nous avions fait une chasse au trésor sous terre absolument inoubliable !) et quelques gourmandises locales : rillettes, pain frais, quelques fruits pour compléter le menu du bivouac, que les garçons trouvaient un peu léger…

19h, après une bonne pause, on repart pour une toute petite heure de canoë sur le Cher qui nous offre de belles lumières de fin de journée. Notre bivouac n’est plus très loin… Montrichard, on arrive ! Très rapidement, une île semble nous attendre pour poser nos affaires pour la nuit. Je crois que c’est le moment que je préfère. Les lumières sont douces, il fait un peu moins chaud, on se pose dans la rivière en disant que c’est tout aussi bien qu’un spa, et on s’affaire à nous organiser pour la nuit. D’ailleurs, côté organisation, notre groupe fait un peu cliché : les garçons ramassent du bois, préparent le feu et trouve des endroits confortables pour installer les duvets. Alors que nous, les filles, on fait sécher le linge, on sort le dîner que l’on pose sur les grands plaids et on débouche cette bouteille de rosé bien méritée ! Il faudra qu’on change un peu les rôles la prochaine fois…

Après une soirée qui nous donnera rapidement envie de nous revoir, nous voici tous au fond de nos duvets pour une nuit réparatrice. J’aime m’endormir en écoutant la nature… Demain, suite et fin du voyage.

 

Jour 2 : réveil magique et arrivée royale

Balade en canoë et bivouac sur le Cher ©JF Souchard - Canoë Company

Notre réveil, matinal, est à la hauteur de notre imagination. La chaleur de ces derniers jours et l’eau claire du Cher nous offre de superbes brumes qui laissent à peine entrevoir les berges. Quelques hérons s’envolent, la faune se réveille elle aussi. 

Tiens, nos jambes et nos bras en revanche, semblent plus longs à se démêler ! Il faut dire que les portages à chaque écluse nous ont fait faire de l’exercice ! On rallumer le feu pour faire chauffer un peu d’eau. Le petit déjeuner est bien appréciable avant de retrouver nos canoës. On ne met pas longtemps avant de plier bagage. Il est 8h30 et on est prêt. Petit point de situation : il nous reste environ 10,5 km pour atteindre le château de Chenonceau. Ce petit parcours compte quand même 4 écluses et vu notre rythme de la veille, on se dit qu’on part pour trois petites heures de balade ce matin.

Alors hop ! C’est parti… On salue la jolie cité médiévale de Montrichard sur notre droite et on regonfle nos poumons de cette énergie que nous offre le Cher. Tiens, des bateaux traditionnels ! C’est le fameux Cherlock et sa “Cap’tain Sandrine” à bord. Un petit salut en passant et, après l’écluse, des paysages ouverts nous offrent leur réveil. Ici, les coteaux sont viticoles et les plaines agricoles sont encore habitées, à cette heure-ci, de quelques chevreuils gourmands ou de renards malins… 

Domaine du Clos Roussely ©A-Filippi-ADT41

On passe tranquillement entre deux jolis villages que l’on apprécie aussi à vélo pour ses superbes domaines viticoles : Chissay-en-Touraine et Saint-George-sur-Cher. C’est à peu près la moitié de notre trajet du matin et on décide de faire une petite pause à l’ancien camping de Saint-George. Il reste encore quelques tables et on pourra se dégourdir les jambes et boire un coup un petit quart d’heure avant de repartir.

Puis notre périple repart pour les 4,5 km qui nous séparent de Chenonceau. On a tout ce qu’il faut pour le pique-nique du midi, et on pagaie en silence, comme pour apprécier ces tous derniers moments de ces 24 heures de pause que nous avons fait ensemble depuis hier. Encore quelques écluses (nos bras s’en souviendront !) que l’on passe avec des canoës un peu plus légers qu’hier.

Et le voilà, majestueux, enjambant le Cher, le château de Chenonceau. Nous sommes arrivés, sans encombre et dans le temps que nous nous étions fixés. Dernière bataille d’eau depuis nos embarcations… ici nous ne sommes pas seuls ! D’autres canoës profitent de la vue imprenable sur le château, les promeneurs empruntent les chemins des deux côtés du Cher, les visiteurs du château semble conquis par les jardins. Notre parenthèse se referme ici. Un dernier pique-nique avant de retrouver le père d’Alex qui viendra nous chercher. Quelle belle aventure ! 

Un merci tout spécial à Jean-François Souchard de Canoë Company pour ses fabuleuses photos...

La note des utilisateurs

L'auteur : Cécile - Val de Loire 41

Commentaires

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Xavier,

Bonjour
Je viens de lire avec passion votre petite aventure. Avec ma compagne, nous avons nos kayaks.
Quelques questions :
Bivouac sur les îles, pas de soucis ?
Le but étant de faire Chenonceaux avec un départ à quelques km avec retour voiture.
Quel départ conseillerez vous et comment est le courant sur le Cher.
En vous remerciant
Bien à vous

Xavier

C
Cécile - Val de Loire 41,

Bonjour Xavier,
Merci pour votre retour sur notre article. Pour un départ en amont du château de Chenonceau, je ne peux que vous suggérer de partir de la plage de Montrichard, qui est facilement accessible pour mettre vos canoës à l’eau. Toutefois, de Montrichard à Chenonceau, vous n’aurez pas le temps de poser le bivouac tant la balade se fait facilement.
N’hésitez pas à contacter les professionnels cités en début d’article qui pourront être plus précis sur les zones possibles de bivouac.
Au plaisir de vous accueillir,
Cécile

A
Alex,

L’une de nos premières sorties après le confinement a été une soirée et une journée en canoë sur le Cher. Et effectivement, même si on doit descendre régulièrement au niveau des écluses, ce petit parcours est génial !

D
Daniela Bojenco,

Bonjour,
Nous sommes un gour d’amis avec des enfants et on voudrait faire le canoë et le bivouac.
pourriez me donner un de contact pour avoir plus d’infos.
Merci

C
Cécile - Val de Loire 41,

Bonjour Daniela, et merci de votre intérêt pour cette expérience.
Comme indiqué en haut de l’article, le mieux est de prendre contact avec les loueurs de canoës. Ils proposent des itinéraires avec bivouac, des pauses visites, etc… et font du sur-mesure en fonction de vos envies. Pour avoir tous les renseignements, n’hésitez pas à contacter :
> Canoe Company : c’est ici
> Expérience Canoë Kayak : c’est là
> Aventure Canoë sur le Cher : c’est ici
Au plaisir de vous recevoir 🙂